POÈMES


En 2022 je vais régler le problème de traitements de textes que j’ai afin de bien mettre mes poèmes dans cet onglet. Désolé pour ce problème car j’ai monté de a à z ce nouveau site web et j’ai presue terminé  de le faire.

En 2018,  un rêve de plus qui s’est réalisé. J’ai fait partie de la programmation de la Grande nuit de la poésie de St-Venant . C’est le fun d’avoir fait partie de la constellation de tous ces poètes ! 

Nicolas Aubé-Lanctôt à la grande nuit de la poésie de St-Venant en août 2018.

À la grande nuit de la poésie de St-Venant en août 2016.Le Foulosophe Nic à la grande nuit de la poésie de St-Venant en août 2016. Noter qu’il manque la fin de mon poème je suis Trumpophobe car il manquait d’espace sur mon téléphone intelligent

La Trou-d’eau manie est l’un des pires cercles vicieux

c’est le nouvel opium du peuple qui éclipse les vrais enjeux

Le soleil aveuglant issue de la couille de Pierre-et-Plotte Trou-d’eau 

Réveille du coma les libidos

Tel le suave chant des sirènes

Ses discours torrides attirent les libidineux par dizaines

Sa voix emoustillante fait fondre la matière grise

Aussi vite qu’la banquise

Sa beauté rayonnante soulignée d’opulence

brûle les cellules souches du gros bon sens

La selfylis

Par Nicolas Aubé-Lanctôt. Collaboration de Joëlle Doucet.

intro

Je suis le téléphone intelligent

d’un gars qui mise juste sur l’contenant

un junkie des selfies

qui surf sur ma wifi

Je suis le dernier modèle

De l’intelligence artificielle

Le support des égoportraits

Que Juste-Rien Trou-d’eau fait 

J’ai pogné la selfylis

À force de selfies

De sa saucisse 

Qu’il envoie à Sophie 

Exploité par sa maladie obsessionnelle

Il me cause des dommages émotionnels 

Tombé amoureux de son reflet si beau

Il se noie dans les eaux troubles du 2.0

Chaque jour demande à Siri

Siri, Siri qui est le plus beau

Flate, flate mon égo

Siri lui répond

Trouve toi un psychiatre pauvre con

Et ta femme chante vraiment mal 

Ça va rester dans les analles

refrain

Justin fous-moi la paix

avec tes égoportraits

occupe-toi donc de Sophie

qui a besoin de toi dans le lit

Tu t’aime et te retouche

Te pimpe d’effets spéciaux

Et les Elvis Gratton de souche

Te trouvent donc bin beau

si je faisais un embargo

en ne prenant plus ses photos

pleureraient les vieilles sacoches

qui n’ont rien dans la caboche

refrain

Justin fous-moi la paix

avec tes égoportraits

occupe-toi donc de Sophie

qui a besoin de toi dans le lit

Si jamais Sophie trouvait ça louche

Qu’il m’amène jusque dans la douche

Elle demanderait à Siri

S’il se touche en regardant ses selfies 

Moi je dois garder tout ça top secret

Pour ne pas nuire aux intérêts Desmarais

Je me sens minable 

Comme un paparazzi

J’en suis même coupable

L’amour de sa vie

C’est pas Sophie

C’est Siri

refrain

Justin fous-moi la paix

avec tes égoportraits

occupe-toi donc de Sophie

qui a besoin de toi dans le lit

Les vraies affaires

Font rarement la une

Du sacro-saint publisac

Contrairement au PLQ

Qui bafouille l’UPAC

La vérité est flambant nue

comme l’est Juste-Rien Trou-d’eau

Quand il se tchek le selfie sur les médias asociaux

Il se trouve tellement beau

Il chante du Ginette Reno

“Fais-moi la tendresse”

Et se caresse avec adresse

Si bien que son bâton de vieillesse

fait d’acrobatiques prouesses

Et la pauvre Sophie qui l’entend

Rêve qu’il lui donne des cours de chant

refrain

Justin fous-moi la paix

avec tes égoportraits

occupe-toi donc de Sophie

qui a besoin de toi dans le lit

Voir la vie en vert

Par Nicolas Aubé-Lanctôt. Collaboration de Joëlle.

J’voudrais voir la vie en vert

Rêver d’un avenir prospère

L’environnement géré par des deux d’pique    

Fait paraître ça bien utopique

Mais je m’en fou bien

L’avenir appartient 

À ceux qui se lève tôt

À ceux qui rêvent trop

Les éco-anxieux incarnent leurs idéaux

Pouces verts au poings levés bien haut

Sont la clé pour éviter le fiasco

Sortir de cet imbroglio

Tant qu’on vit notre addiction

Consommation consommation consommation

On s’condamne à l’autodestruction

Je verrai la vie en vert

Lorsque les humains de la terre

Feront partie de son système immunitaire

Les gouvernements néolibéraux

Calfeutrent mes visions d’horizon 

Clamant des temps austères

Je verrai la vie en vert

Quand les barons d’la pollution

Finiront derrière les barreaux

À quand la faillite des pétrolières

Fini, subvention et aide financière

Je verrai la vie en vert 

Quand les poursuites mettront dans l’rouge 

Leurs intouchables comptes bancaires

Les vrais écolos dans nos ministères

Leur rôle c’pas de faire les plantes vertes

Mis sur une tablette, deviennent inertes

Comme Steven Guilbeault

Qui a déserté ses idéaux

Tombé du côté bourreaucratique

Maudite mentalité préhistorique

Quand les éco-humanistes

Seront plus fichés comme terroristes

Quand y’aura plus de greenwashing

Pour se redorer le blason

Et du bon sens faire abstraction

Je rêve de la fin du saccage

Qu’les ti-counes pognent un casier judiciaire

À nettoyer l’asphalte d’un boyau d’arrosage

Je verrai la vie en vert

Quand y’aura plus de frontières

Pour les migrants climatiques

Et une taxe pour les climatoseptiques

Ça prend pas un diplôme d’écofiscalité

Pour comprendre qu’on scrappe la biodiversité

Je verrai la vie en vert

Si 1% sont jugés hors-la-loi

Pour tous leurs crimes escrocnomiques

Ils devront montrer patte verte

Ils nous mènent à notre perte

Je rêve de ruée vers l’air

Je rêve de léguer une terre hospitalière

Je rêve que partout y’aura des toits vert

Qu’enfin de ce chapitre de l’humanité 

On tourne la page

Certains me traiteront d’illuminé

De pelleteux de nuages

Écolucide

Je suis pas seul à voir clair

Écolucides

On est des millions à voir l’avenir en vert

J’avais écrit ce poème en 2016 et il était finit a 75 % et j’ai décidé de de le finir durant cette crise.

La-greffe déthique envers les changements-climatiques. 2016 & 2022.

Par Nicolas Aubé-Lanctôt. Collaboration de Joëlle Doucet.

Les politiciens sont des invertébrés 

Dans l’ère jurassique ils sont fossilisés 

Face au magnats du pétrole

Ils deviennent des pâtes molles

Qui donnent au plus offrant le feu vert

Pour mener l’humanité au cimetière

Il est vital de leur greffer de l’éthique

Pour survivre aux changements climatiques

Sortir la planète du pétrin

Devrait être le principal point

De la charte de nos valeurs

Pour que notre sort leur tienne à cœur

Et qu’ils écoutent les alertes que lance la science

Faudrait bien leur greffer une conscience 

Les gouvernements ultra tartes

Dirigés par des fous qui ont perdu la carte

Sans cesse nous bernent

En contant leurs balivernes

Il est vital de greffer une colonne vertébrale

À tout gouvernement  néolibéral  

Qu’enfin les moumoutes grises se tiennent deboutte

Et contre les Trumpocrates gagnent la joute

On bourreaucratise la terre

Au profit des milliardaires

Et les réfugiés climatiques 

Sont en grande dépression bourreaucratique

Aux bourreaux paperasseurs

il faudrait greffer un coeur

Il ont perdu l’empathie

Mais surement pas l’appétit

On prend de mauvaises décisions

On parle de transition

Mais on achète un pipeline

Et hurle le canari dans la mine

Toute cette logique est toxique

Ça va pèter bande de deux d’piques

Le pouvoir aux gens lucides

Pour éviter l’écocide

Greta dit qu’il faut écouter la science

Pour être aptes à la gouvernance

Mes très chers dirigeants

Mes très chers incompétents

Dès la petite école

On enseigne le fléau de la consommation et du pétrole

Faut-il vous greffer une cervelle

Pour pas redoubler votre maternelle

On lira dans les livres d’histoire

Que vous avez échoué tous les devoirs

à un moment névralgique

De la lutte contre les changements climatique

L’état de la terre 

Me mène vers 

La névrose

En désespoir de cause

Toutes ces andouilles

je leur grefferais des couilles

Car à chaque fois qu’on parle de  décroissance

Je constate qu’ils souffrent d’une grave impuissance

Une occasion unique

durant l’ère pandémique

S’est heurtée à l’évidence 

La preuve de l’existence 

Du vide absolu

Dans les valeurs de nos élus

Retour vers le furtif

Par Nicolas Aubé-Lanctôt

Moi, Statue reconnue de la liberté

je sens que mes droits sont bafoués

depuis que Trump m’a fait interner contre mon gré

Doc, ramenez-moi à la réalité

loin de la trumpocratie

loin de cette idiocratie

J’ai souvent l’impression

de figurer dans le film Retour vers le futur

la réalité dépasse souvent la fiction

quand j’vois l’retour d’la censure

et les dommages collatéraux des fake news

ça me fait péter une fuse

car quand je vois des posts dans le Far-Web

on se croirait au temps Des filles de Caleb

Chaque fois que j’voyais c’que Trump avait tweeté

je craignais alors que l’humanité

n’ait pas besoin de machine à voyager dans l’temps

car avec cette crapule

plus on avance et plus on recule

au temps où les nazis scandaient des slogans

quand j’vois toutes les immondices s’accumuler

j’ai peur car le Net rend exponentielle leur portée

les GAFAM détruisent les démocraties

pour les plonger dans des autocraties

Depuis je vole au-dessus d’un nid de coucou

l’humanité est dans la dèche

et c’est pas à cause de Daech

car la vraie menace qui plane sur nous

c’est cette idiocratie

vers où nous a mené la Trumpocratie

Ne vous fiez pas au diagnostic du Doc Mailloche

ç’pas vrai qu’ça tourne pas rond dans ma caboche

car avant j’étais le symbole de la liberté

stacause des Trumpocrates si je suis alitée

Ils m’ont fait passer pour une Lady Gaga

c’pas moi qui devrait être internée à Pinel

c’est ce moron-là

la bêtise humaine est loadée de failles temporelles

je veux revenir dans le moment présent

et ne plus être au Moyen Âge des Trumpistes 

qui sont des suprémacistes fascistes

Des phalos Trumpistes gèrent mes ovules

ça frise le ridicule

ça me donne des montées de lait

car chaque fois que je voyais son toupet

sur Twitter faire un statut hormonal

je pense au réseau asocial FakeBook

qui est responsable qu’on ait eu au pouvoir ce plouc

j’espère que ce géant va perdre pas mal

pour plus qu’il soit riche comme Crésus

car il a été comme des poupées russes

pour plus qu’ils soient riches comme Crésus

car ils ont été comme des poupées russes

qui nous ont caché toute la vérité

afin de nous polariser et nous diviser

Pour pas que recule l’humanité

on aurait besoin d’un convecteur temporel

pour pas que les paradoxes actuels

singent le lourd passé des croix gammées

pour pas qu’on fonce à la vitesse grand V

à quatre-vingt-huit milles à l’heure

vers la menace d’une dictature

qui dresse entre nous des murs

Trump a galvaudé la démocratie

j’ai vu le vrai visage de la phallocratie

je ne veux plus vivre au cœur de la planète

depuis qu’il m’a forcée de lui faire une sucette

ça a détruit ma vie

je suis en proie à la folie

j’entends sans cesse sa voix qui dit

«grab them by the pussy»

Au cours de ma vie j’en ai vu des despotes

lui il m’a traitée comme de la marde

en disant qu’j’étais une sextrémiste plotte riot

rien de plus qu’une bâtarde

J’ai subi le sort des migrants

quand il m’a séparée de tous mes enfants

comme le font les tyrans

ça m’a rappelé si tristement

quand on m’a maltraitée sur la terre des aryens

mais cette fois il était orange le gros babouin

Il faut mettre les points sur les i

envers leur phallocratie

en montrant qu’on n’est pas la chienne de leurs sbires

pour que les dictateurs rajustent leur tir

j’ai souvent l’impression que c’est Poutine

ou que c’est Pékin

qui dicte en menant la condition féminine

vers un sombre destin

Doc j’ai perdu la flamme pour éclairer le monde

depuis que ses mains baladeuses

m’ont plongée dans la pénombre

quand il m’a souillée avec sa petite mitrailleuse

il a pris en otage la liberté

poussant l’indécence à son apogée

mon monde a été plongé dans l’obscurantisme

le barbarisme du totalitarisme

Depuis que j’ai été la proie

de ce sans foi ni loi

qui a failli abolir les droits et libertés

au nom de l’ordre et de la sécurité

il a tenté de les jeter aux vidanges

ça m’a plongée dans un abîme de fange

J’ai à l’année longue les blues de l’hiver

et c’est pire quand j’pense au futur hiver nucléaire

ça fait que je rêve d’anarchie et de frénésie

car plus on avance plus on recule au temps d’Duplessis

À chaque fois que le doc augmente mes médicaments

j’vois disparaître la machine à voyager dans l’temps

qui me permettrait de changer

l’avenir de l’humanité

Je sombre dans le désarroi

je ne cesse d’entendre des voix

qui me disent tu veux ma photo banane ?

comme ça existe pas une DeLorean

je sens que me déserte tout c’que j’ai rêvé

je rêve d’un monde ou règne la paix

Et d’où disparaitrait du portrait

Les Trumpistes qui sont une calamité

J’aimerais tant voir la vie en rose

comme quand j’étais en psychose

j’avais la sainte paix

je n’avais plus de montées de lait 

quand le flot incessant qui ne cessait de m’inonder

a cessé de me faire voir sa grosse face orange

qui polluait mon fil d’actualités

comme s’il charriait les eaux du Gange

J’ai appris que j’allais avoir un enfant

que j’peux pas m’faire avorter à cause de ce psychopathe

pourquoi faut qu’les dirigeants s’inspirent de romans

comme 1984 et La servante écarlate

ils ne sont pas censés

être pris comme des manuels d’instructions

ce qui devrait rester à la fiction

mais ils inspirent des fêlés qui devraient être enfermés

LE MAL DE TERRE

Quand la terre alla consulter  

C’tait quelqu’un de plus compétent qu’le doc Mailloche 

Car son but c’était d’se soigner pas d’régresser. 

Elle lui dit: “Doc, je suis à veille de sauter une coche.”

Il lui répondit: “Woh ! Woh ! Les moteurs ! 

Vous défiez les lois de l’apesanteur. 

Ma chère, vous brûlez la chandelle par les deux bouts.”

“C’est pas d’ma faute doc, c’est eux qui m’cherchent des poux.

Pour tout vous dire Doc, chu su’l bord du burnout

Et j’vais mettre toutes mes ressources en lock-out.

Les humains, j’les ai gâtés comme des enfants-rois

Mais là j’vais leur montrer c’est qui, qui fait la loi.

Pour eux, j’aurais voulu de meilleurs lendemains

Mais j’ai fini de servir de bouclier humain.

Ils vivent au crochet de l’environnement 

Ils vivent à crédit depuis trop longtemps.

J’ai beau leur dire que la planète est dans le rouge

Que si personne ne bouge,

S’ils continuent dans ce cercle vicieux

Ils vont en manger souvent du  kraft dinner.

Faudra plus qu’un 75 piastres hebdomadaire à François Lambert 

Pour pas faire mourir sa famille de trouble alimentaire.

L’humanité a une poubelle au-dessus de la tête

Ils continuent de la loader en faisant la fête

Sans tenir compte qu’ils endettent la biocapacité de la planète

J’ai  tous les dépotoirs d’la terre au-dessus de la tête 

On me traiterait mieux si j’étais une toilette

J’veux des calmants pour m’plonger dans un profond coma

Comme le font les humains quand ils écoutent La Voix.

Je suis le canari dans la mine de charbon  

Je manque d’oxygène mais tout le monde fait la sourde oreille

J’ai dépassé mes limites d’acceptation

Ils vont trouver dur leur lendemain de veille

J’ai décidé de mettre un terme à leur décadence

Car ça commence à me coûter cher en ambulance

Depuis qu’la sixième extinction d’masse est commencé

En un temps record ils scrapent ma biodiversité

Vous savez, avant j’les ignorais

Mais là, j’en ai ras-le-bol de leurs états d’âme

C’t’une calamité à s’en trancher les poignets

Doc, je ne sais que faire pour raviver cette flamme.”

“Ma chère, j’ai fait toutes sortes de pronostics 

Mais là, je comprends mieux toutes vos crises de panique.

Rien ne peut soigner le cancer  des humains

Mais rassurez-vous, toute bonne chose a une fin.

Pour ce cancer généralisé, je prescris 

De prendre tous les jours des capsules de tsunami

J’vous conseille aussi des pilules contraceptives

Après, il n’y aura plus âme qui vive. 

C’est important de suivre la posologie 

Pour pas qu’ils finissent tous en psychiatrie 

Notez que ce serait bon pour certains morons

Et soigner les complotistes d’leur aliénation.

Comme la plupart souffrent d’un déficit de l’attention

Beaucoup ne distinguent pas les infos bidons

Avec le COVID vous aurez les cotes d’écoute

Suivez les indications pour pas semer le doute

Pour pas qu’ils virent  paranoïaques, ça prend pas grand-chose 

Pour pas rendre ça viral et créer une psychose 

Pour certains, le niveau de lucidité

Est déconnecté d’la réalité

Tout comme Lucie Laurier

Accompagnée de ses preux chevaliers.

Vous m’avez dit que vous hyperventillez

C’est normal, les poumons d’la terre sont en train d’brûler

Cette pilule n’enlèvera pas vos tremblements de terre 

Elle crée ce genre d’effets secondaires.

Certaines pilules ont comme effet secondaire

De faire comme le glutamate monosodique

Certaines sont  dignes  du pouding à l’arsenic

Championnes pour créer le mal de terre.

Si vous voulez faire table rase avec les humains 

Pour réduire la population  de consanguins

Et des platistes qui croient  pas qu’la terre est ronde

Avalez ces pilules qui sont des as pour créer la faim dans l’monde

C’tun bon alibi  pour pas s’attirer les foudres

Faites-leur goûter à votre médecine pour les dissoudre

Ça s’éteindra comme une trainée de poudre

Ils se décimeront par le fastfood

Pour plus qu’on usine de nouvelles technologies

Prenez deux fois par jour ce virus informatique

Pour contrer cette messe de ces catholiques du clic

Pour qu’le monde arrête de tourner autour d’leur nombril

Face au sevrage de leur accoutumance

N’ayant plus leur dose de crystal net

Les accrocs aux minettes des sites de branlettes

Se verront au bout de leur chances.

En cas de somnolence face à la crise climatique

Avec ces pilules, fini les gaz de schiste

 Elles vont créer les pires scénarios apocaliptiques 

Ils ne feront plus du pétrole du  fétichisme  

Ils ont fini de me loader d’états d’âme

Je casse leur bail

Ils ont fini de me prendre pour cobaye

J’en ai vraiment marre du dictat des soutanes

Ces inhumains, tant pis s’ils sont trop brainless

Y’auraient dû m’écouter quand j’lançais des S.O.S.

Je serai l’arme de destruction massive 

Pour qu’enfin ils retournent aux archives.

Le cancer néolibéral. 2016

Dans le village de fous du Québec-pas-de-couille

On se laisse baiser par des fripouilles

et je suis l’un de ces trou du cul

Pour chasser le démon de mon âme corrompue

J’ai demandé l’aide médicale à mourir

La mort n’a qu’à bien se tenir

J’ai décidé de courber l’échine

J’ai demandé au doc de débrancher les machines

J’en ai marre de voir les membres de mon parti

Faire sans cesse la une des journaux tel le devoir

Je ne peux plus me regarder devant le miroir

On laisse assez de macchabés en vie

Ça en fera un de moins car je suis une pomme pourrie

Je suis atteint d’une tare génétique

Malheureusement pathologique

Qui m’a fait faire des choses pas catholiques

Pour scraper le système public

Rien ne soigne le cancer incurable

de ceux qui souffrent de problèmes mentaux

d’être des libéraux

Elle coûte cher aux contribuables

Cette idéologie qui scrape la santé des gens

Et de notre environnement

Au cours de ma carrière j’ai court-circuité

La théorie de l’évolution

En faisant régresser tous les Elvis Gratton

Je me sens constamment gangréné

D’avoir scrapé tout notre tissu social

Ma maladie corrompt les âmes de façon immorale

Même si les docteurs faisaient des heures supplémentaires 

Ils n’ont plus le temps pour joker au docteur avec les infirmières

Ils ont beau travailler jour et nuit

Et ça leur cause de l’insomnie

Ils ne peuvent plus faire des trucs pas catholiques

Depuis l’austérité et ses multiples coupures

Dont a aussi écopé la recherche scientifique

Ils ne trouvent jamais de cure

Les néolibéraux ont trouvé la fontaine de jouvence

Car rien n’élimine le cancer de l’ignorance

Il n’existe aucune cure pour éradiquer la maladie mentale

De ceux qui votent pour la mafia néolibérale

Sans cesse je goûte à la médecine du doc Barrette

On me met ma bavette

Pour me donner des patates en poudre tous les jours

J’ai beaucoup de montée de lait contre ce vautour

Car ils ont enlevé du menu du jour

Le conseil que me disait toujours mon docteur

Qu’une pomme par jour éloigne le docteur pour toujours

Je pense à lui quand je prends mes antidouleurs

Qui coûtent la peau des fesses à cause des frais accessoires

J’ai honte que mon parti ait ouvert ces boites de pandore

En Hiroshimisant le filet social

Juste pour se faire soigner pour un petit bobo

On attend à l’hôpital des semaines et des semaines

Je ferais n’importe quoi pour mener une vie saine

Pour qu’cette idéologie coule plus dans mes veines

La mort est la seule issue

Pour mon âme corrompue

Je ne veux pas souffler une autre chandelle

Je donnerais un p’tit bout de mon ciel

Pour avoir ce passeport

Car je suis rongé par mes remords

Jai été l’auteur de sociodrames

Il n’existe aucun remède pour soigner la fièvre néolibérale

C’est  le virus le plus viral

Il corrompt les gens et c’est le pire cancer de l’âme

À dire du TocBarette

Atteint du syndrome de Tourette

C’est pas un signe de bonne santé mentale

De s’adapter à une société malade et néolibérale

Barette goûtera jamais à sa médecine

Grâce aux extras qu’on lui a donnés

Pour mettre le système de santé en ruine

Lui, il va aller se faire soigner au privé

C’est sur son lit de mort qu’il a songé à l’apartheid

Son parti a trouvé ses dernier mots si cruels

Quand il a dit que le seul remède

C’est le vote proportionnel

Pour contrer le cancer du néolibéralisme

C’est ce qui s’appelle finir en beauté comme un artiviste

Après il a râlé ces quelque mots

En déchirant sa carte de membre des libéraux

Ce qui les corrompt cette culture de l’autisme de droite

Que perpétue ces canailles

La seule qualité qu’ils ont sur leur cv

C’est qu’on mesure leur ancienneté

Par le nombre de fraudes qu’ils ont faites et elles ont la taille

De leur bédaine gavée de caviar et de champagne

Par de bombances perpétuelles au pays de Cocagne

Tant qu’on débranchera pas l’immorale

Machine infernale néolibérale

Il y aura des dommages collatéraux

Qui multiplieront les problèmes sociaux et mentaux

Le côté obscur de la démagogie

Par Nicolas Aubé-Lanctôt

Copyright  2016 & 2021

Je me sens comme Gollum le damné

Depuis que j’ai pogné un rhume carabiné

Je suis devenu de la pâture aux Castro du plateau

Je sens que je porte le fardeau de l’anneau

On m’a exclu de la radio comme un lépreux

Sales voleurs

Sales petits voleurs

Ils nous ont volé mon Précieux !

Pour avoir fait en ondes une blague de mauvais goût

Sur un sujet qui ne me semblait pas tabou

Un article de gauchiste radical

Le peuple s’est indigné et chu dev’nu viral

Le sujet traitait des radios poubelles

J’ai déversé tout mon fiel

D’intellophobe en disant des gros mots

Que je ne peux pas redire car ils ont mis un embargo

Mon boss m’a appelé et m’a dit t’es-tu fou

Tu devrais être mis en quarantaine

Et n’avoir aucun temps d’antenne

Tu m’as mis dans la marde jusqu’au cou

Quand Radio NRV

M’a dit que je devrais contrôler

La vessie et l’rectum qui me servent de gueule

Et que je devrais les couvrir d’un linceul

J’aurais dû savoir que ma blague rabaissait ma profession

Depuis, nuit et jour les médias me pourchassent

Comme les moutons qui traquent des Pokémons

La station est devenue le dindon de la farce

J’ai vu le côté obscur de ma démagogie

Se faire censurer par le petit Jérémie

Les réseaux asociaux se sont enflammés

Je suis devenu de tous la risée

J’ai passé au batte

Les gens ont ri de moi à s’en éclater la rate

Maintenant ils divertissent la galerie

En imitant mes pitreries

Suite à la peine capitale contre l’esprit puritain

Que m’impose ce rétrécissement malsain

J’essaie de rester serein même s’il a mis un frein

À mon droit au déversement mental

Il l’a crissé à la guillotine

Me privant de mes propos haineux

Ce sale petit voleur, il m’a volé mon Précieux !

Qu’il aille donc faire carrière comme censeur en Chine.

J’ai eu l’un des procès les plus médiatisé

Je ne pensais jamais vivre l’inquisition

C’est comme si on avait mis au banc des accusés

La libarté d’expression

La juge avait d’l’air d’une Sainte-Nitouche

Chaque phrase qui sortait d’ma bouche

Donnait des munitions à tous ces cons

Qui complotent pour ma castration

Ils ont cité tout ce qui m’était reproché

Selon leur opinion

J’ai atteint la limite de la liberté d’expression

C’était un buffet à volonté

D’arguments qui ont mis en lumière

La preuve de l’existence de l’antimatière

Maintenant je ne peux plus infecter les esprits

Avec un concentré de ma démagogie

C’est la faute des petites têtes de linottes

Qui ont exigé qu’le CRTC porte ses culottes

Pour gérer les ondes publiques

Car dans l’œil public, on est des fosses septiques

La Covid nous a asséné le coup fatal

Les élus nous ont fait perdre nos commanditaires

Ils disent qu’notre contenu contamine de façon virale

Car nos propos sont insanitaires

J’ai tout perdu, même ma poule

Ça a soulevé un tel débat

Qu’ils ont fait un projet de loi

Comme celui pour les pitbulls

Maintenant je tourne toujours ma langue sept fois

Depuis qu’ils ont légiféré

Toutes les radios poubelles se sont fait museler

Ceux qui s’battent pour la libarté et qui aboient

On a dû mettre la clef dans la porte

On a scruté à la loupe comment j’me comporte

Maintenant je dois laver ma langue avec du savon

À cause du petit Jérémie

Je me sens comme le Christ qu’on crucifie

J’aimerais me battre pour la libarté d’expression

Maintenant qu’ils ont sorti les ordures

Y’a plus un chat qui s’laisse séduire par l’côté obscur

De la démagogie

Moi j’incarnais le côté obscur des grands esprits

Il a fallu que ce crétin

Défende la veuve et l’orphelin

La go-gauche caviar est pleine des fachos

Ils m’ont amputé de mon micro

Comme on arrache d’un homme le cœur

Ce serait-tu de la vérité qu’ils ont peur ?

Depuis je manque de chaleur humaine

On compare ma froideur à ben des Trumpocrates

C’t’un compliment mais j’me passerais des autres stigmates

Qu’on m’colle et tout ça s’t’à cause de cet enfant d’chienne

Voleurs… sales voleurs

Oui, sales petits voleurs

Où est-il ? Ils me l’ont volé, mon Précieux….

Maudits soient-ils.

Les Robin des Bois des Temps modernes

Quand l’éthique a demandé son 4%

Au club des pillards libres

Le bon, la brute et le truand

Lui ont mis sur la tête un gros calibre

En chantant, faut qu’on pille les états 

Faut vider les coffres 

Faut que ça soit un bar open à volonté

Pour qu’on puisse prendre du caviar pour se goinfrer

Si nos chums contribuent pas à nos caisses électorales

C’est pas avec des battes de baseball qu’on va leur faire mal

Alors ils sont mieux de payer le pizzo

Car crois-moi tu ne veux pas te mettre mon parti à dos

Nous c’est pas des gueules qu’on pète

On a pas besoin d’avoir les deux doigts sur la gâchette

Car on tient les cordons de la bourse

Tu seras sur toutes les blacklists et tu auras tellement la frousse

Que tu auras une vie très brève

Si on t’achève

Faque ferme ta yeule

Si tu veux pas qu’on te recouvre d’un linceul

Vive Robin des Bois des temps modernes

Qui détrousse les pauvres et gave les riches

Possédés par les enveloppes brunes qui les gouvernent

Car les milliards de dollars sont notre chiffre fétiche

Pourquoi voler un oeuf

Quand on peut voler un bœuf

Mafieux un jour, mafieux toujours

Faut qu’on soit intouchable

Pour tout ce que l’on brasse en dessous de la table

Nous on vit dans un système parallèle

Où règne un éternel cartel

On fait table rase des états et du Québec moderne

Car dans la forêt de Sherwood

Tous les jours on lève le coude

Santé! À nos balivernes

Les loups montrent pattes blanches

Et d’ Enquêtes sont têtes d’affiches

Toujours une carte dans leur manche

On sait quel popotin se liche

On a plein de matricule 728 de Nothhingam

Matraque à détracteurs de crimes escrocnomiques

Les médias évitent de faire des amalgames

Rendant le peuple toujours plus amnésique

Tout comme les valets des Desmarais

Jamais on pourra que dalle

Nous pincer comme le prince Jean Charest

Paradis fiscaux féodal

Vive Robin des Bois des temps modernes

Qui détrousse les pauvres et gave les riches

Possédés par les enveloppes brunes qui les gouvernent

Car les milliards de dollars sont notre chiffre fétiche

Pourquoi voler un oeuf 

Quand on peut voler un bœuf

Mafieux un jour, mafieux toujours

On est relié par l’ombilic

De nos chefs qui sont de vrais dangers publics

Pour créer des lois spoliatrices

Pour nous les premiers ministres 

Créer des lois spoliatrices

Qui font des trucs pas catholiques

Nos Marianne ont l’échine de Nathalie Normandeau

On dépouille injustement par violence ou par ruse

Poursuivant les états qui nous font pas d’excuses

Comme on dit la fin justifie des moyens immoraux

Ces rois illégitimes et corrompus

On les pare d’une auréole de vertu

De celle des hérosos du néollibéralisme

Leur leadership est simplement du machiavélisme

Notre combat pour une juste cause louable

C’est de voler l’argent des contribuables

En faisant la charité avec des richesses

Pour leur donner leur gros chèque de BS

À Bombardier et compagnie

Qui veulent protéger leur intérêts commerciaux

Comme le PLQ on est accroc aux dons illégaux

Ça prend bien plus que des soupers spaghettis

Mais une contribution par l’entremise d’un prête-nom

Pour ne pas nuire à nos relations

Les partis sont gangrénés par nos malfaiteurs

Pour nous l’argent n’a pas d’odeur

Comme les ministres qui sont des chasseurs de primes de départ

On a l’art d’être parmi les plus avares

En vivant la dolce vita sur le bras des contribuables

En lançant l’argent par les fenêtres de façon pas chiffrable

Car c’est l’éternel temps des bouffons

On n’enraiera jamais le gène de la corruption

Le manger mou à l’arsenic. 

Écrit en 2016 et peaufiné en 2020. Par Nicolas Aubé-Lanctôt

C’est en invitant des journalistes à goûter
les plats servis en CHSLD
que j’ai fait un empoisonnement alimentaire
aux résidences Soleil vert
ça été pire qu’un badtrip d’acide
dans bouffe, y avait un taux élevé d’pesticide


Depuis ce dînner de cons dans CHSLD
où je devais aider les ainés
avec les malades je suis rendu alité
la satanée COVID les a décimés


J’aurais pas dû manger les patates en poudre
qui m’ont rendu gros comme un dé à coudre
c’est pire que le pouding à l’arsenic
et tout ça c’est la faute à mes politiques
qui ont le seul art détirer la sauce en poudre
c’est moi qui sait attirer les foudres
je me suis fait traîner par terre comme un sac de sable
je suis maltraité moi qui me croyais intouchable


C’ta cause de notre obsession du déficit zéro
si on avait pas voulu sauver de l’argent
ils auraient pas acheté les produits de Monsanto
que j’ai bouffés et qui mon rendu dément


Moi qui voulais réparer mon karma
Tout ça c’ta cause de l’austérité
Quand on a coupé dans le système de santé
Si maintenant je fais partie des parias


Les compressions font mal
quand le temps est crucial
et que t’as plus de couches gratuites
pour éponger le coup des fuites


Je veux mourir dans la dignité
je veux le suicide assisté
car depuis que je suis dans un CHSLD
c’est loin d’être un conte de fée
de souffrir du quota de couches imposé
un bain par semaine, c’est pas assez
sans parler des autres vecteurs de calamité
serait-ce trop demander
de pouvoir être traité dans la dignité


J’ai assisté à la chute de Sparte
car je vivais dans la ouate
mon moral est tombé en ruines
en goûtant à ma propre médecine


J’ai vu que l’austérité fait des choses inhumaines
quand j’ai passé 24 heures dans une couche pleine
j’ai vu ce que font mes politiques aux aînés
quand j’me suis fait dire par un infirmier
prends ton mal en patience
ici règne la loi du silence
c’est une culture que vous nous imposez
d’agir avec loyauté sous peine d’être viré


Il m’a dit : tu sais 84% des personnes âgées
préfèrent dormir dans leur couche souillée
plutôt que de se faire réveiller
pour être changées


Le pire c’est qu’elles n’étaient pas passé date
je me suis retrouvé entre la vie et la mort au CHUM
quand je me suis réveillé je me sentais comme un légume
comme le jouet monsieur Patate


Quand j’ai réalisé que j’ai créé ce cercle vicieux
car ce que j’ai fait m’a greffé des yeux


Je me suis senti comme ce jouet pour enfant
faut dire que je ressemble gros à cette pomme de terre
quand j’ai vu clair et que j’ai ôté mes œillères
face aux indigentes et aux indigents


Je me suis senti si indigné
de voir comment on traite nos aînés
ce qui m’attriste
c’est que je suis un des auteurs de ce sinistre


Les infirmières et les meilleurs docteurs
par le passé disait cette méchanceté
qu’il ne perdrait pas de temps à me greffer un cœur
car il serait rejeté


Je suis dans un état neurovégétatif
je serais à jamais captif
de ces couches souillées
et damné d’être affamé et déshydraté


Ne me parlez pas de manger mou
car pour le personnel je ne suis pas traité comme les chouchous
on me prouve à chaque jour qu’avec mes matières fécales
les couches peuvent absorber pas mal


Depuis le scandale du CoucheGate, faites-moi pas chier
parlez-moi surtout pas de l’âge d’or
car si vous me voyez dans un CHSLD
vous sentirez qu’notre misère n’est pas indolore


Depuis que je me suis fait mettre en quarantaine
tous les jours je maudis la vie
d’avoir été l’abruti
qui a été un éléphant dans un magasin de porcelaine
depuis que j’ai scrapé le système public
tous les jours on me donne ma dose de pouding à l’arsenic


Pour que le pitbull en moi jappe plus, ils m’ont mis une muselière
tous les jours je goûte au temps austère
du fond de ma misère
je récite le Notre Père


Donne-nous notre dignité de ce jour
pardonne-nous nos offenses de vautours
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont asservis
et ne les soumets pas à la tentation de privatiser
mais délivre-nous de l’enfer des CHSLD
Amen.

Voici un poème que j’ai écrit en 2016 lors des mesures d’austérité. 

Né pour un petit bain

Par Nicolas Aubé-Lanctôt

J’aimerais mieux être en enfer 

Qu’être dans un CHSLD

Je f’rais un pacte avec Lucifer 

Pour que ceux qui ont fait l’austérité soit damnés 

À souffrir du syndrome d’la Tourette

Ils en diraient des insanités

S’ils se faisaient laver

À la débarbouillette

Pour l’éternité.

Ben voilà, ce que j’leur ai crié 

C’est pas assez 2 bains par semaine

Si c’est ça le Québec moderne

Moi j’mets ma couche en berne

Jusqu’à temps qu’elle soit bien pleine 

Est-ce trop demander 

De vivre dans la dignité 

Toute ma vie j’ai gagné mon pain

C’est aux résidences soleil vert 

Que j’ai compris les vraies affaires 

Qu’on est né pour un petit bain

Mon fils a eu une brillante idée

Vu qu’j’rêve sans cesse de couches gratuites

Pour éponger le coût des fuites  

Y’a pris des SpongeTowel pour m’torcher

Ils essuient tout mais pour notre fiante 

Faut en créer de plus absorbantes selon ma tante

Des fois le méthane qui émane de nos couches

Crée tellement de chaleur 

Qu’il active les gicleurs

On en profite tous pour prendre notre douche

On est plus sale que l’air de Pékin

Donc quand vous nous lavez

Pour pas polluer arrêtez 

De jeter le  bébé avec l’eau du bain

J’aurais pas mal au cœur 

Si y’avait pas de musique d’ascenseur

Quand j’entends ce qui joue

Ça rend mon manger plus mou  

Mes numéro 2 seraient moins liquides

Sans toute cette musique insipide

J’aimerais mieux être en enfer

Ou vivre en Corée du Nord

Tout ce que j’ai à mon horaire 

C’est d’attendre la mort 

Ou la visite de mes seuls proches

Mais quand je dors

Ils me volent mon argent

Car mes amis du gouvernement

Me confondent avec une vieille sacoche

Qui a des enveloppes brunes

Et ils m’ont volé une fortune

L’infirmier migrant croyait que j’étais dans ma phase anale

Quand je lui ai dit que leurs empreintes digitales

S’effaceraient si j’buvais du jus de prune

Car elles sont là où s’écoule ma sauce brune 

C’est grâce à l’infirmier qu’ils ont pogné ces gens louches

C’est pas avec l’UPAC

Qu’on les aurait pris la main dans le sac

Qui était dans ma couche

Je lui ai dit que j’ai appris à cacher mon blé

Avec des crapules qui sont des sommités

Grâce aux voleurs ces corrompus de crétins

Ils ont dû me laver

Ils ont vu qu’on m’avait pas lavé depuis une éternité

Ça faisait longtemps que j’avais pas pris ma douche

Ça chassé les essaims de mouches

Parce que je suis né pour un petit bain

».

Bi

Je suis Trumpophobe. Noter que c’est Étienne Ménard qui a fait le livret pour mon poème. Par Nicolas Aubé-Lanctôt. Collaboration de Joëlle.

Le gilet pare-balles de cupidon. 2016

Par Nicolas Aubé-Lanctôt . Collaboration de Joëlle.

Êtes-vous plus cuisses ou poitrine?
Moi jm’e cherche une poulette
qui me cause pas de crise d’angine
crémeuse ou traditionnelle
imparfaite et pas refaite
_____________

Cupidon sort dans les clubs
car le seul valentin qu’il a reçu
vient d’une compagnie de pub
son cœur se recroqueville, déçu
faute d’amour, v’la l’gros beat de bass
pour faire battre son cœur a la place

Une autre Saint-Valentin fêtée seul
En chantant Happy birtdhay to me
Son égo enveloppé d’un linceul
Unique présent que lui offre la vie

Par l’amour constamment assiégé
Dans ce long jeûne de la chair
Cupidon mange ses émotions
Il essaie de se complaire
Du poids de ses aliénations

Cupidon est devenu parano
Il craint d’y laisser sa peau
Les armes de séduction massive
Ont fucké sa vie affective

Son cœur est la cible facile
De la mythique femme fatale
Regard mièvre et corps gracile
Usant d’amour comme arme létale

N’ayant connu que des gédaye
Cupidon s’est armé jusqu’au dent
Écœuré d’être le cobaye
De simulacre de sentiments

Cupidon est gouverné par la peur
C’est pour ça qu’il porte un gilet pare-balle
Et qu’il a toujours sur lui son défibrillateur
Son niveau d’anxiété est infernal

Tout ceci est illogique
Cupidon, le doigt sur la gâchette
Au premier regard panique
Et se tire sa propre fléchette

Faute d’amour propre, le voilà damné
À chercher l’âme sœur pour l’éternité






Tout le monde se met la tête dans les sables de bitumes hideux
Par Nicolas Aubé-Lanctôt.2016. Collaboration de Joëlle.

En intro c’est une citation de Albert Einstein.
« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal,
mais par ceux qui le regardent sans rien faire »

Je suis l’enfant qui prêche dans le désert polaire
j’ai entrevu l’héritage des générations futures
Paysages lunaires
Horizon délétère

Pour l’amour de l’humanité
j’écris ceci avant que tout soit hypothéqué

rien n’est encore coulé dans le béton
il est temps de renverser la vapeur
nous sommes dans le collimateur
de notre propre extinction

J’implore la conscience environnementale
Avant que tombe la sentence planétaire
Condamnation à mort par injection létale
au profit de l’industrie pétrolière

Pour les puissances économiques
Qui ne cherchent qu’à gagner du temps
La parole est à l’argent
Et notre silence est d’or

Tel la femme qui enfante de son corps généreux
Élevons nos voix dans un hurlement impétueux
afin de mettre un monde nouveau au berceau

Les grands hypocrites meublent notre silence
Manipulant les médias tel des épouvantails
derrière lesquels se cache notre indifférence
pour l’évidente bombe à retardement sur rails

La conjecture pour les générations futures
est aussi glaciale que les froids sibériens
car avec une auto pour chaque citoyen
on fonce plein gaz droit dans un mur

Tout le monde se met la tête
dans les sables de bitumes hideux
alors jamais ne s’arrête
ce pernicieux cercle vicieux

on se réconforte dans le déni
de l’apocalypse climatique
consommant la planète à crédit
alors que fondent les glaciers de l’Arctique

nos coeurs restent de glace
inconscient qu’on réduit à néant
le futur de nos enfants
en refusant de voir la vérité en face
Faut regarder vers le futur
en ce moment, on lui tourne le dos
arrêtons d’en faire abstraction
on à passé la date d’expiration

notre bêtise humaine a atteint son climax
on s’inquiète plutôt de voir monter nos taxes
le taux d’inflation et le prix à la pompe
que faire de notre planète une dompe

j’ai vu la goutte dans l’océan
qui va faire déborder le fleuve
Tous les moutons ne veulent rien voir
Tous sauf les moutons noirs

on me traite d’hurluberlu alarmiste
dénonçant la tempête dans un verre d’eau
car on s’imagine qu’elle sera toujours potable
tant que les effets de la soif ne sont pas palpables

le coût de notre aveuglement
enfoncera l’humanité dans des sables mouvants
plus jamais tout baignera dans l’huile
si on la déverse dans ce long fleuve tranquille

notre indifférence est suicidaire
on déroule le tapis rouge aux pétrolières
on a rendu grabataire le gros bon sens
qui agonise face à notre démence

Monsieur et madame tout le monde ne veut pas prendre
la pleine mesure de ce que son mode de vie engendre
le pétrole n’est pas qu’une locomotive économique
l’humanité est à bord du train fantôme de Lac- Mégantic

Que jamais cette tragédie
Ne tombe dans l’oubli
Le pétrole a détruit son coeur en miettes
Ne le laissons par détruire celui de la planète

les marchands de sable de bitume hideux
nous jettent de la poudre aux yeux
leurs pipelines boulimiques plein de fissures
crucifient notre précieuse eau pure

ce n’est que la pointe de l’iceberg de l’hécatombe
sans ozone le soleil nous mettra dans la tombe
on est en train de créer un effet domino
en croyant que le schiste c’est l’Eldorado

Québec ne te met pas la tête dans la neige
ton pays c’est l’hiver et les saisons se désagrègent
il faut mettre tous ces plans de nègre sur la glace
l’or noir nous mène dans la pire impasse

le dernier carburant c’est l’espérance
Soyons les freins de notre décadence
stopper cet engrenage infernal
ou l’inévitable chute sera abyssale

soyons les réactions en chaînes imprévisibles
noyons les exploiteurs un déluge d’indignation
que notre révolte soit le combustible
qui alimente le feu de la conscientisation

comme les rivières qui sortent de leur lit
Reprenons possesion des berges
Fini l’emprise de la pétromonarchie
que l’avenir soit une page vierge

Je vois l’enfant pleurer des tsunamis de larmes
Dame nature nous envoie des signaux d’alarme
elle se voit approcher de la phase terminale
est-ce trop banal pour rendre le message viral ?

Le crystal net. 2016

Par Nicolas Aubé-Lanctôt.Collaboration de Joëlle.

Dans le village de fous d’Austérix
monsieur, madame tout le monde
au cerveau atrophié par les radios x
doute parfois que la terre est ronde

Mon peuple accroc au crystal net
junkie oisif shooté aux potins
son «je me souviens» aux oubliettes
l’ignorance aveugle ses lendemains

L’art des débats d’andouille
obnubile le Québec pas de couille
bercé par le gouvernement Couillard
bordé d’obsurantisme brouillard

Au lieu d’user à bon escient
du puit de connaissance d’internet
on s’injecte par téléphone intelligent
à coup de fix de vidéos de minettes

Fuckbook, gourou des cyberdépandants
lieu de culte de la plèbe au cerveau béant
Ho! Miroir miroir
laisse moi savoir
qui est le plus vrai
mon moi dans le monde réel
ou mon alter égo virtuel

Poutinisation de l’esprit
ratatinement du QI
plonger dans un coma éthylique
élire des politiciens sans éthique

combien de toxico canadians français
pour rallumer le flambeau ça prendrait
Atteindrons nous jamais le niveau d’érudition
pour changer l’ampoule de la corruption

Pendant qu’on démantèle l’état
l’ignorance engourdi nos débats
faut voir quand on perd la boule
pour une loi anti Pit-Bull…

Malgré les antécédants judiciaires
on vote un mandat majoritaire
si les vrais Pitt-Bull inspiraient notre rage
on cesserait d’élire des voleurs d’héritages

Évidemment gelés comme une bean
pendant que le Québec tombe en ruine
aux mains du parti subtilement Desmarais
mais que voulez-vous, on est cons
c’est l’heure de notre feuilleton

Version moderne des jeux et du pain
c’est poutine et game du canadien
l’opium du peuple c’est La Voix, le Banquier
la sainte-flanelle et les émission de V

Dans mon village de fou on s’en fou
qu’un jour on va manger du manger mou
si Doc Barette ne s’attire pas les foudres
c’est qu’on a entériné les patates en poudre

La Nation se berce aux Résidences Soleil
Alors qu’en bruit de fond
de notre fond de pension
fond comme neige au soleil l’oseille

Dans le village de fous d’Austérix
on préfère écouter en raffale des série sur netflix
Faudrait soigner notre addiction
Ne voyez vous pas qu’on tourne en rond

et que le crystal net

rend notre intelligence désuète

Alibaba et les 40 crosseurs. 2016

Me voilà complexé, moi, le parrain de la pègre
Là, plus personne veut faire carrière dans la mafia
Faque j’va dire les vraies affaires pis fuck l’omerta
On a l’air d’être des vrais ptits anges intègres
À côté du club des politico-pillards Québecois

Comme dans le classique de Frankeinstein
Le monstre a dépassé son créateur
Ça prend pas le cerveau d’Einstein
Pour voir qu’on est rendu des amateurs
Je m’en vais faire des études supérieures
Asteur je vise les ligues majeures

J’admets qu’la mafia manque d’envergure
Moi qui croyais avoir appris à la dure
Par chance y’a les classes de maître
Offertes avec l’adhésion au parti
Pour savoir envoyer l’UPAC paître
Les journalistes d’enquête aussi

Je suivrai leurs traces par admiration et envie
Ils ont réinventé l’art du comptage de pipes
De la responsabilité sociale se sont affranchi
Je passerai le rite d’initiation sul’badtrip
On paie d’ses couilles le membership

Il est des nôtres
Il a pris l’enveloppe brune comme les autres
Il est des nôtres
Il sera de l’austérité l’apôtre

Fini l’tordage de bras pis l’cassage de jambes
C’est pas déductible d’impôt les battes de baseball
On va faire des économies monumentales
Avec les Pillards Libres du Québec
Pas de casier judiciaire
C’t’à coup d’coupures qu’on brise des vies entières

Parlons des vraies affaires
Cartel interprovincial du pizzo
Enveloppes brunes qui coulent à flo.
Qui rembourse la caisse électorale
Aux contracteurs flairant la bonne affaire?

Du Mont Orford jusqu’à Laval
Charest s’arrache malgré Bastarache
Sur son chemin par la 30 pis la 76
Dans l’train de l’Est pour plus d’aise

Pour leur taux d’intérêt t’as intérêt à t’taire
L’argent vole par les fenêtres pour mes frères
Parce qu’un bandit à cravate
Ça se conserve dans la ouate

Rêve de bourrage à deux mains
Dans le bar open provincial
Buffet à volonté sisyphéen
Au menu, délice local
Forêt québécoise, eau et mines
Au désert, pour estomac abyssal
Système public servi sur champ de ruine

Il est des nôtres
Il a pris l’enveloppe brune comme les autres
Il est des nôtres
Il sera de l’austérité l’apôtre

Si on m’accablait d’une commission d’enquête
J’irai me faire du capital à l’émission enquête
« Je gère en bon père de famille le budget »
Tsé, moi aussi j’ai ma famille à faire vivre
Sauf que c’est celle à Desmarais

Quand on trouve au club des pillards
un nouveau cadavre dans le Placcard
Y’a rien comme démentir un compte offshore
Pour monter dans les sondages encore

lancer une campagne de sociofinancement
pour une ministre accusée de corruption
quel chef d’oeuvre de collecte de fond
pour passer go sans aller en prison

Maîtres dans l’art de clouer l’bec
Au fond les Pillards Libres du Québec
Ne sont que de célèbres kleptomanes
Tous un peu beaucoup mythomanes
Ils ont qu’à boycotter les micros d’la radio
Ils l’ont tu l’affaire quand y font leur show

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Les Pillards Libres du Québec vous prient de ne pas croire que la richesse des uns s’arrête où celle de ses donateurs d’envellopes brunes commence.

Nathalie Normanteaud’fourrure. 2016

Par Nicolas Aubé-Lanctôt. Collaboration de Joëlle.

Avant
Que naisse mon amour
Avant
je disais toujours
qu’elle aille se faire voir chez les grecs
militant contre les Pillards Libres du Québec
aux manifs je l’écrivais sur mes pancartes
mais depuis
du parti
elle a déchiré sa carte
Moins de risques qu’elle goûte la crème de ma tarte

Quand mon alter ego nommé Austérix
écoute ses diarrhées verbales des radios X
je me vois défenseur des veuves et orphelins
je lui ferai prendre son imodium
qu’elle calme son fiel d’intestin
je veux juste l’aider à contrôler
son rectum facial trop dilaté

Quand j’écoute Nathalie Normandeau
je n’ai plus besoin de Jus de pruneau
plus de problème de régulation
quand je pense à la corruption
pour mes sphincters pas d’embargo
j’en ris à m’en tordre les boyaux
c’est l’meilleur laxatif avec Arthur le midi
pour que j’accouche de mes Mr Hankey

Je lui ferais une thérapie par les câlins
qu’elle puisse oublier tout ces pots de vin
je la verrais bien à Québec briguer la mairie
grâce à elle fini mes problèmes de tuyauterie
grâce à elle fini mes problèmes de selles
je lui dois vraiment une fière chandelle

Avant je souffrais de constipation
ça prenait mes All Brun chaque jour
indispensables à la santé du colon
qui s’est fait baiser par cette Vautour
me voilà devenu encore plus cynique
de voir que tous ses sympathisants
pour l’absoudre de ses crimes escrocnomiques
font une campagne de socio-financement

Après avoir eu la chiasse
quand je tire la chasse
je pense à la populace
pauvres dindons de la farce

Allez trêve de calomnies
plutôt donner une câlinothérapie
une prescription pour le bonheur
c’est le meilleur anti-dépresseur

Peut-être qu’au fond elle vit un véritable enfer
les câlins renforcent le système immunitaire
et protègent de certaines agressions virales
mais n’enrayent pas l’infection néo-libérale

Déversement d’égout démagogique
pollution sur les ondes publiques
montée de lait au goût amer
arrière goût de montrer les vraies affaires
swigner la patère et faire porter le chapeau
à ceux qui ont boycotté son micro

Pour oublier ces temps dur
tu pars sur la côte d’azur
croyant pouvoir tirer la plogue
mais sache délicate Nathalie
y’a rien de mieux qu’un gros hug
pour oublier l’opprobre et l’infamie

Je ferai tout pour pas que tu brailles
mais laisse toi faire douce Nathalie
cesse de te faufiler entre les mailles
quand je veux faire ma câlinothérapie
car même si l’opinion publique
déverse son amertume sur toi
te prenant pour une fausse septique
de mes doux câlins tu seras la proie

Je t’aiderai à enfin flusher
les conséquences de ton lourd passé
même si la toilette est encore bouchée
moi aussi ça m’a pris du temps digérer
à quel point on se fait fourrer
et que mon peuple amnésique
leur a offert un mandat majoritaire
je soigne ma détresse psychologique
en pratiquant la position du missionnaire

Sinon y’a les bonnes vieilles danses à dix
quand j’en ai marre des films 3 X
comme personne ne suce mon gros pipeline
je ne sais vers quels autres seins me tourner
mais que celui qui n’a jamais pêché
me lance des billets de Céline

Nathalie arrête de faire ton agace
t’as beau essayer de changer le mal de place
on apprend pas à un libéral à faire la grimace

Me laisseras tu
suivre mon coeur
Me laisseras tu
devenir ton kidnappeur
surtout que les compagnies de jus de pruneau
craignent la faillite depuis que t’es à la radio
et tes vieux amis
membres du parti
complotent pour te crucifier
et passer ton micro à la guillotine
mais que celui qui n’a jamais pêché
leur lance des billets de Céline

Ce poème a été lu à ‘La Grande Nuit de la poésie en 2016

Fédéralists shall not pass

Par Nicolas Aubé-Lanctôt. Collaboration de Joëlle.

Dans le village de fous des Elvis Gratton
mon bien-aimé et autrefois fier peuple
souffre d’internement populaire.

Orphelin d’un pays devenu pure fiction,
condamné à perpétuité dans l’exil,
de mon subconscient utopique.

Rêve pour l’éternité remis aux calendes grecques.
Espoir perdu en le genre humain québécois.

Dans le Quénada, je suis déraciné.
Victime d’un pompier pyromane effaçant l’histoire,
la travestissant, la WaltDisneyisant, la Tatcherisant,
lobotomie collective à grand déploiement,
conte de fée sursaturé où mon peuple s’abandonne.

Je déserte ce Québec déshérité
des idéaux qui l’ont construit, l’ont fait moderne.
Je refuse la pensée paresseuse
d’être né pour un petit pain.

Quitter les lost highways des idéaux sans action.
Quitter cette fiction, simulacre de nation.

Climat austère sous des cieux conservateurs,
fermeture de nos fenêtres sur le monde.
Sans lumière, le lys ne peut s’épanouir.
Obscurantisme ambiant et idiocratie crasse,
camisole de force de l’inconscient collectif.

Enveloppe brune du côté obscur de la force
soudoyant mon patrimoine.
Bar open du modèle Québécois
où se gavent des bandits à cravate.

Je demande l’asile anarchique.
dans mon pays imaginaire,
seul abri fiscal pour ma santé mentale.

Fin de mon exil

Je déclare mon pays imaginaire Nation souveraine.
Là où la réalité embrasse la fiction
à la hauteur de mes ambitions hyperactives.
Là où nul ne juge fou celui qui tend à briser ses chaînes.

L’issue de mon référendum est sans controverse.

Altermondialiste, je refuse frontière et douane
Gratteux de guitare et carrés rouges,
sans papiers et amazones contestataires,
bienvenue à vous qui militez pour la suite du monde.

Dans les terres du jardin de mes rêves.
J’ai créé une réserve faunique, une ère protégée,
où il fait si bon de vivre et cultiver le fruit défendu

Là où je me souviens.

Engraissée et nourrie des grandes réalisations de mon peuple,
irriguée d’immenses pans de notre histoire baignés dans le formol,
de cette terre foisonnante et fertile naîtra la démesure.

Par respect de mon embargo psychologique,
fédéralistes n’y seront pas les bienvenus.

Si je me souviens,
Je suis maître chez moi.
Fédéralists shall not pass

D’un foulosophe se retirant dans le havre de paix des territoires infinis de son imaginaire.

LE REJETS

Nicolas Aubé-Lanctôt. 2016. Collaboration de Joëlle

Quand tu cherche l’âme sœur

Mais que tu restes figé par la peur

Que tu pognes pas comme les pétards

Qui t’on convaincu qut’était un tétard

Il reste les agences de rencontres

Pour dénicher la perle rare

Espérant que d’autres rejets s’y montrent

Complexé de la tête au pied

On devient laid de l’intérieur

À force de s’faire écœurer

On gache ce qu’on a de meilleur

Les rejets se font pomper l’air

Par ceux qui terrorisent la classe

Qui les prennent comme boucs émissaires

Pour qu’leurs farces laissent des traces

Les rejets font des allergies

À tous les phénomènes de meute

Ils savent qu’le loup dans la bergerie

Aurait besoin d’un thérapeute

Celui qui écrase pour se valoriser

Crachant le pus de ses propres plaies

N’impose aux rejets que le reflet

de ce qui l’a un jour traumatisé

Quand tu cherche l’âme sœur

Mais que tu restes figé par la peur

Que tu pognes pas comme les pétards

Qui t’on convaincu qut’était un tétard

Il reste de s’exposer sur tinder

Pour dénicher la perle rare

Priant que d’autres rejets swipe un peu

C’est plus juste dans cour d’école

Que les rejets craignent les coups chiens

La ciberintimidation en fait les proies

Du terrain d’jeux des snifeux d’ritalin

Les rejets ont pas full d’amis twitteux

Le dernier outil pour s’faire des chums

Et bien souvent ils n’ont plus aucun lieu

Pour fuir les mots qui tuent sur les forums

On lapide sur la tweettosphère

Parce que trop ptit, trop laid, trop gras

Les média c’est une vraie galère

Et personne ne mise sur les parias

Les rejets souhaiteraient vivre encore

Dans l’temps des filles de calleb

Au lieu d’être un sans abri du far web

Que la haineuse plèbe dévore

Réduits au status de punching bags

À être l’éternel running gag

de ceux qui étoffent leur empreinte digitale

de mots assasins comme des armes létales

Faudrait une vendetta

De l’harmonie la génèse

Contre ces grands tarlas

Qui massacrent la langue française

Quand tu cherche l’âme sœur

Mais que tu restes figé par la peur

Que tu pognes pas comme les pétards

Qui t’on convaincu qut’était un tétard

Heureusement il reste les blind dates

Pour dénicher la perle rare

D’autres rejets audacieux oseront peut-être

Y’a même des professeurs qui utilisent

Des jeunes comme boucliers humains

Ils jettent le bébé avec l’eau du bain

Et de leur avenir détruisent les assises

On voudrait rendre muets

Ceux qui blessent avec des mots

Enfin l’enfer se tairait

Enfin le silence en concerto

Les rejets victimes des stéréotypes

Disent adieux à leur confiance en eux

Ils voient la vie comme un badtrip

Car on les étiquette comme des lépreux

Ils se font traiter comme des loosers

Et sont la cible de propos haineux

Les rejets sont les boucs émissaires

De leur bagage hériditaire

L’intimidation à un prix

Mais pas la somme astronomique

Que réclame le petit Jeremy

Au grand dam de la liberté artistique

Quand tu cherche l’âme sœur

Mais que tu restes figé par la peur

Que tu pogne pas comme les pétards

Qui t’on convaincu qut’était un tétard

C’est triste d’embrasser le célibat

Quand il y a quekpart une perle rare

Qui meurt juste d’envie d’être rejet avec toi

Malgré l’aide des psychologues

Des fois il ne reste que l’abus d’drogue

Les rejets parfois font des overdoses

Quand ils ne croyent plus à la vie en rose

Quand ils ne voient plus la vie en couleur

On leur prescrit des antidépresseurs

Faudrait dire aux petites têtes enflées

Qui ont plaisir à leur en faire baver

Qu’à force de taper sur le même clou

Y’en a qui finissent par se passer la corde au cou






Les médiocre. Septembre 2016
Par Nicolas Aubé-Lanctôt.. Collaboration de Joëlle

Quand je regarde TVA ou Radio-Cadena
j’croirais voir une fausse nouvelle d’la Pravda
et que les articles dans les journaux
viennent des algorithmes de François Bugingo

Fournir l’opium au peuple est un méfait
À force de gober tout c’que chie Martineau
l’homme est déserté par son cerveau
au lieu d’faire des montées de lait
de l’entendre abuser d’sa tribune partout
s’mettre le pied dans’ bouche jusqu’au genou

J’aimerais qu’on me mette en quarantaine
à l’abri des médiocres de l’ère moderne
car l’antimatière et la désinformation
détourne sans cesse notre attention

si bien que mon fil d’actualité
essaye de me décérébrer

Je trouve parfois plus crédible la Pravda
leur réalité se prend pas trop au sérieux
faut mettre cette lecture à votre agenda
Ils ont sur l’actualité un regard judicieux
Vive cet empire de désinformation
qui oblige à se poser des questions

À l’âppat du gain certain médias relaient
des vérités plus qu’approximatives
et les gens prennent ça pour des faits
gavés dans leur ignorance collective

Les médias font des tempêtes dans un verre d’eau
il nous montent de beaux grands bateaux
nous noient dans une marre d’effets spéciaux
et on gobe les balivernes de François Bugingo

Toujours la même cassette ça rend paranoïac
c’est à croire qu’une carte de journaliste
ça s’trouve dans une boite de Craker Jacks
avec conditionnement d’fumiste alarmiste
et savoir exploiter les peurs qui se transmettent
comme une traînée de poudre sur les internets

C’est un véritable déluge de désinformation
le mensonge a deux vitesses à plus d’adhésion
cher lecteurs béni-oui-oui suivez bêtement
ceux qui n’ont de journaliste que le nom
qui se croient star de l’infotainment
et rêvent d’être éditorialistes de renom

Les médias comme les témoins de jéhovah
quand y’a une nouvelle qui fait un tabac
ils s’y collent comme des mouches à marde
et d’hyper-médiatisation nous bombardent
les mauvaises nouvelles voyagent mieux
ont fait encore du neuf avec du vieux


Les médias font des tempêtes dans un verre d’eau
il nous montent de beaux grands bateaux
nous noient dans une marre d’effets spéciaux
et on gobe les balivernes de François Bugingo

La désinformation
c’est la nouvelle religion
les adeptes des raz-de-marées médiatiques
ne veulent pas entendre parler d’politique
la plupart du temps ça les indiffère
ce qu’il leur faut c’est des faits divers

Gavés comme des oies d’info kraft dinnner
le manger mou des résidences soleil vert
c’est un terrible mais lucratif cercle vicieux
quand on sait plus digérer des fibres entières

La matière grise se dilue dans l’océan d’info
la vérité est un tsunami dont l’onde de choc
rendrait le canadien moyen barjo
ça reste bon pour le lobby des médocs

Et pour ceux qui se demandent si Infoman
se classe comme journaliste, clown ou bouffon
versus ceux qui galvaudent la nature inhumaine
j’aime mieux un clown de l’information

Les médias font des tempêtes dans un verre d’eau
il nous montent de beaux grands bateaux
nous noient dans une marre d’effets spéciaux
et on gobe les balivernes de François Bugingo

La convergence de Pire-Cave-Pédalo
mise sur la formule ‘du pain et des jeux’
le plan est audacieux
et le principal acteur avaricieux

Les gens n’voient pas clair car ils sont distraits
l’arbre PKP cache la forêt des Desmarais
c’est ça le véritable éléphant dans la pièce
faut un détecteur de bullshit pour lire les presses
ils sont au premières loges des coulisses du pouvoir
mais font le trottoir pour une poignée de dollars

Pkoi ne pas tirer profit
des trolls qui mênent l’eau au moulin
tout en atrophiant le Q.I
de la plèbe avide de starlets
ne demandant qu’a être nourrie de potins

Vous pouvez toujours compter sur les journaux
du magnat de la presse citizen Peladeau
pour traiter les problèmes gravissimes
afin de les faire paraître minimes

L’outil de marketing ultime
le pain béni pour éliminer toute paranoÏa
vénérez ces idoles illégitimes
c’est l’émission la Voix

Les médias font des tempêtes dans un verre d’eau
il nous montent de beaux grands bateaux
nous noient dans une marre d’effets spéciaux
et on gobe les balivernes de François Bugingo

Les médias sont devenus des journaux à potins
je leur demande pas de décrocher la lune
juste que les vrais enjeux facent la une
un peu de profondeur dans notre quotidien

Les marchands d’opinions qui divisent le monde
en inondent l’espace public avec méthode
exacerbent l’individualité en quelques secondes
et savent surfer sur les vagues à la mode
nous submergeant d’images de carnage
et l’décalage avec la réalité m’enrage

Enfin qu’un jour les meutes de journalistes
cessent de travestir honteusement la réalité
quand ils parlent des méchants séparatistes
ho Oui, cette bande de satanistes
qui n’ont jamais eu bonne presse
chez Gescapo et Radio-Cadena
ho que j’aimerais qu’ça cesse
assaults médiatiques des chiens de garde
des gros plein les poches de marde

Il faut donner à César ce qui revient à César
et s’ils se méritent un oscar
c’est qu’ils ont la vertu d’un bon laxatif
parfait pour mes problèmes digestifs

je n’vous écrirai pas c’que j’pense d’Radio-cadenas
je pondrais une brique remplie de caca

Voici le  poème «Moé, tes poignées d’amour, j’les aime à l’os»

J’ai gagné un prix avec ce poème dans un concours de sensibilisation à l’anorexie chez les jeunes en 2012. Cet évènement était au tremplin 16-30 de Sherbrooke.


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